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Le blog de Maholyne

Le blog de Maholyne

Une maison d'hôtes atypique dans un environnement exceptionnel ! Le Massif des Bauges en Savoie. France


A la personne qui a frappé à ma porte sans se présenter !

Publié par Maholyne sur 12 Novembre 2011, 16:25pm

Catégories : #humeur du jour

 Ce petit article pour la personne qui s'est présentée à ma porte (sans se présenter!) un peu facile pour simple présentation de se prétendre "enfant du pays". N'oublions pas que Patrick mon mari est aussi enfant du pays et ce depuis de très longues générations de Compôtains et de "Ravaïans" du hameau même de Précherel.

A vous Monsieur qui êtes venu frapper à ma porte pour me rendre une carte de visite que j'avais aimablement placer sur votre véhicule garé sur le parking du hameau : départ de nombreuses magnifiques randonnées. Vous m'accusez de faire un "buisines" des Bauges ?? De vouloir inonder le massif de touristes ?

Ce à quoi je réponds avec un peu plus de recul :

"Je ne fais pas un buisines des Bauges, mais j'essaie plutôt comme grand nombres de professionnels du tourisme de vivre du potentiel de notre joli massif," (et je suis bien consciente que nous partageons un merveilleux JOYAUX!) mais ce n'est pas avec une capacité d'accueil de 10 personnes dans ma maison d'hôtes que nous allons devoir faire face à une « invasion touristique ».
Et vous Monsieur que pensez-vous des 400 professionnels du tourisme qui arrivent à peine à vivre de leurs activités ? Avez-vous la sécurité de l'emploi vous-même pour juger ainsi des personnes qui travaillent tout simplement.
Nous sommes une poignée de professionnels à essayer de promouvoir notre massif tout en nous engageant à préserver son authenticité, et son patrimoine naturel, et nous faisons notre travail dans les règles de l'art.

Aussi faire de la promotion qu'elle qu’elle soit (y compris et surtout le support télévisé que d'ailleurs je ne suis pas la seule à utiliser,) n'est pas condamnable mais au contraire un engagement pour la pérennité de notre région... afin de revaloriser l'économie, le commerce, l'artisanat et son patrimoine naturel.

Enfin Monsieur (sans nom) que pensez-vous du label Géopark ? dont la cible se situe au niveau international avec l'objectif de faire connaître notre parc à une clientèle certainement plus "invasive" que Maholyne ne fera jamais durant toute son existence ?

Sachez que nous, professionnels du tourisme, soutenus par les élus, la Chambre du Commerce et d'Industrie Territoriale de Savoie, nous saurons "gérer" notre entreprise et que nous sommes les premiers à faire en sorte que notre joli massif reste à jamais préservé et protégé, que nous nous refuserons à ce que les Bauges accueille « un tourisme de masse » car nous aussi aurions à perdre ce qui fait notre point fort : L'AUTHENTICITE !

Je vous invite bien sûr à me répondre via mon blog ou Facebook !

 

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FOURNIER 26/12/2011 20:26


Mais où s'arrêtera-t-on ?


http://www.motoservices.com/actualite-moto/spip.php?breve23571


Histoire d'alimenter nos échanges...


A bientôt !

JANIN Gisèle 15/11/2011 10:26



Bonjour Monsieur Fournier !


Je suis ravie de pouvoir mettre un nom sur mon visiteur inconnu.
Merci pour votre réponse je ne suis pas du tout lassée de votre écriture et je comprends parfaitement votre point de vue. Nous sommes très conscient mon mari et moi même de la valeur de notre
joli Massif et nous aussi nous souhaitons laisser intacte ce patrimoine Baujus pour nos enfants. Mon fils Kilian âgé de 13 ans est déjà très enraciné dans sa région et Maholyne sera pour lui et
nos futurs petits-enfants la pérennité de leur patrimoine familial comme le sont aussi tous les bâtiments et terrains aux alentours qui appartiennent à notre famille depuis des générations. Ne
soyez pas trop pessimiste et faites confiance aux professionnels du Massif qui sont avant tout des amoureux, des gens respectueux de leur région, qui n'ont pour seule ambition de vivre de leur
travail.


En ce qui concerne le côté atypique de ma maison d'hôtes c'est simplement le reflet de ma personnalité qui en est la cause et un choix de ma part.
Je n'avais pas envie de faire 4 chambres montagnardes mais plutôt "un clin d'œil" à des lieux qui existent réellement aux alentours de la maison... et qui m'ont évoqué ces thématiques : juste un
exemple car j'ai peur moi aussi de vous lasser.
"Mont Solly" qui est une Combe au-dessus de la maison m'a évoqué la chambre montagnarde... un autre lieu s'appelle" Molaradja" 'en patois désolé pour l'orthographe!) Eh bien celle-ci  de par
sa consonance est devenue la chambre Marocaine, et ainsi de suite pour le concept de Maholyne.


J’essaie de vivre de mon activité le plus possible en harmonie avec ce que la nature nous offre dans ce lieu magique, et j’essaie d’apporter un peu
d’évasion, de Bonheur, de détente à mes hôtes. Et faites-moi confiance nos hôtes sont à notre image, et c’est là tout l’aspect « magique » de l’histoire de Maholyne.


Je me ferai un réel plaisir de vous raconter l’histoire de ce défi qu’a été la création de notre maison d’hôtes, à l’occasion d’une de nos soirées
conviviales et chaleureuses autour d’un bon repas. (si ce n’est pas contre vos convictions ?)


A très bientôt je l’espère !


 


 



FOURNIER 14/11/2011 20:32



Bonjour Madame,


 


Vous m’avez devancé : j’avais l’intention de vous écrire un courrier pour vous expliquer le sens de ma démarche. C’est vraiment par hasard, et par l’intermédiaire d’un tiers, que j’ai
découvert votre message posté à mon attention sur votre blog ; je vous en remercie.


Vous avez certainement raison de souligner la maladresse avec laquelle je me suis avancé spontanément chez vous. Il aurait été plus constructif de me présenter et d’installer un climat favorable
aux échanges de telle façon à ce que nous ayons pu croiser nos opinions en toute sérénité. Mais,  il en va de cette situation comme celle pour lesquelles nous laissons exprimer
nos réactions primaires sans réserve. Je cautionne de moins en moins les moyens mis en œuvre dans le système économique que nous connaissons : la publicité, quelle que soit sa forme,
représente à mes yeux une intrusion toujours plus pressante, source d’un consumérisme dévastateur, à l’origine de faillite personnelle et d’un mal-être de plus en plus croissant. Certaines de mes
convictions sont proches de celles portées par l’association ATTAC.  Je n’apprécie guère trouver accrochée à mon véhicule une quelconque publicité, où que ce soit et encore
moins dans les Bauges !


Je vous ai accusé, certainement trop hâtivement et peut-être même à tord, de vouloir faire du massif un business lucratif. Sans doute est-ce l’expression de ma peur de voir la faune, la flore la
culture et l’ensemble des autres éléments qui caractérisent notre patrimoine, disparaître parce  qu’ils auraient été exploités sans réserve, dans le seul but d’en retirer un
gain économique, avec une vision court terme. Cette peur est liée à l’évolution du parc telle que je la constate depuis des années et, plus particulièrement depuis 5 ans environ, date à laquelle
je pense que le service communication du massif s’est structuré et que ses activités ont été de plus en plus visibles. Le nombre croissant d’articles de presse, d’émissions télévisuelles faisant
la promotion des Bauges, les efforts incessants pour accroître l’attractivité du parc (label Geopark, développement de l’Oenotourisme à travers le label Vignobles et découvertes) ne
m’encouragent pas à penser que tout est fait pour éviter le tourisme de masse. Il me semble, au contraire, que toutes les passerelles possibles entre professionnels du tourisme, intermédiaires
(tours operators) et clients soient exploitées. Alors, je ne peux m’empêcher d’établir une projection bien pessimiste : quand tous les dispositifs de promotions auront été mis en place et
que ceux-ci démontreront la rentabilité de l’éco-système développé, quand les collectivités locales étranglées par un taux d’endettement trop important ne pourront plus porter les efforts de
développement et la gestion du parc, alors, à travers une délégation de service public, une société de droit privé s’installera, dictant sa stratégie, ses règles et lorsque, plus tard, les
exigences en matière de rentabilité ne seront plus satisfaites, elle s’en ira comme elle sera venue, laissant derrière elle, celles et ceux qui auront survécu pleurer sur leur triste sort. Cette
société s’appellera Vinci ou Véolia ou autre et emmènera avec elle ses amis du groupe Accor ou PVCP (Pierre et Vacances Center Parcs) laissant peu de place aux entrepreneurs locaux. Bien sûr, ce
n’est là que suppositions, hypothèses, imaginations. Si mes petits enfants me demandent « Grand Père, pourquoi il n’y a plus de chamois dans les Bauges » je n’ai pas envie de devoir
répondre « parce que ce n’était plus assez rentable… » A travers le message que vous m’écrivez, vous semblez être de ceux qui aiment le massif et qui travaillent à sa protection, par
envie de pouvoir toujours partager sa culture, ses valeurs et son authenticité. Permettez moi de souligner qu’il existe des manières plus convaincantes pour le démontrer et plus efficaces pour
valoriser l’artisanat locale et le patrimoine naturel, que celle qui consiste à asseoir l’attractivité de ses chambres d’hôtes sur le choix d’une décoration quelque peu exotique. Permettez moi
également d’apporter une réponse à votre question relative à la sécurité de mon emploi…je suis actionnaire et gérant d’une TPE. Je sais ce qu’est de se porter caution personnelle pour couvrir des
investissements… je connais la difficulté de maintenir et de développer sa clientèle… J’évalue tous les jours la précarité de ma situation et de celle mes collaborateurs dans un contexte
économique comme celui dans lequel nous sommes, vous et moi, appelés à évoluer. Je sais quelles sont les contraintes de gestion d’une activité saisonnière et, pour la votre, dépendante des
conditions météo. Tant bien que mal, je tente d’asseoir la pérennité des activités dont je suis responsable sur un triptyque qui conjugue la dimension économique, environnementale et sociétale de
telle façon à en soutenir sa durabilité. Je réduis la dépendance de mon modèle économique aux économies subventionnées et/ou portées par des décisions politiques ou aux effets de mode. Je
m’efforce au contraire de m’appuyer sur la création et l’échange de valeurs. Alors non, je ne suis pas installé dans une tour dorée en train de critiquer ceux qui travaillent. L’objectif de ma
visite de samedi dernier avait pour but d’alerter sur les dérives possibles du développement important d’une région qui semble vouloir user (abuser peut-être) de son patrimoine naturel et
culturel pour asseoir l’essor économique de ses acteurs.


L’expression de mes positions ne trouve sa raison d’être que dans la passion et l’amour de la montagne et plus particulièrement du massif des Bauges et d’une façon plus générale, dans le respect
de la nature.


Je pourrais vous écrire plus longuement encore, pour vous décrire par exemple quel modèle je peux imaginer pour les Bauges, mais j’ai peur de vous lasser. Pourtant, s’il vous vient des
commentaires, des questions, n’hésitez pas à m’en faire part, je les accueillerai toujours avec bienséance et intérêt.



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